Description
Sud de l’Ardèche, de nos jours. Sandrine Vialat, linguiste, revient dans le village qu’elle avait fui pour enregistrer la voix de sa grand-mère Jeanne, la dernière à parler un occitan qui va s’éteindre avec elle. De l’autre côté de la Méditerranée, Anyr, ethnologue du Souss, remonte la trace d’un aïeul que la Grande Guerre a englouti. Rien ne destinait ces deux-là à se rencontrer, rien, sinon une vieille berceuse que Jeanne fredonne chaque soir, et dont les mots, dans une langue que plus personne ne comprend, ne disent peut-être pas ce que l’on croit.
À mesure qu’ils en percent le sens, Sandrine et Anyr exhument un secret enseveli depuis un siècle ; un secret qui les lie l’un à l’autre bien plus étroitement qu’ils ne l’imaginent, et qui leur apprendra que l’on ne trouve jamais tout à fait ce que l’on était parti chercher.
Des hauteurs cévenoles aux vallées de l’Atlas, porté par la musique des mots qu’aucune langue ne sait traduire, La berceuse des deux rives est un roman sur les origines et la transmission, sur les langues qui meurent et sur tout ce qu’elles emportent ; sur ce qui se perd, d’une génération à l’autre, et sur le courage qu’il faut, parfois, pour cesser enfin de se taire.
« Il n’est pas de famille qui n’ait, quelque part dans son passé, un homme qui s’est tu, un disparu qu’on a laissé partir, un secret qu’une seule a porté pour tous. »





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