Les veilleurs des cendres – Tome 3

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Dans une société totalitaire où le deuil est interdit et considéré comme une déviance mentale traquée par l’État, les citoyens reçoivent des inhibiteurs d’empathie dès l’enfance. Céleste est une « Nettoyeuse de mémoire » : son travail consiste à effacer numériquement et physiquement toute trace des défunts dans les logements des disparus pour empêcher leurs proches de sombrer dans le chagrin.

Son existence vole en éclats lorsqu’elle est assignée au dossier de la famille d’Ismaël, le chef du réseau clandestin des Veilleurs, un groupe d’insurgés qui pratique le deuil illégal, la conservation des reliques et le culte de la douleur. Capturé par les services secrets, Ismaël n’est pas exécuté : il est confié à Céleste. Sa peine consiste à subir un effacement cérébral total, exécuté sur plusieurs semaines, pendant lequel elle doit effacer un à un tous ses souvenirs d’enfance, ses traumatismes et ses amours perdus.

Au fil de ces séances de torture mnésique, une dynamique perverse et dévorante s’installe. Ismaël, brisé mais d’une lucidité féroce, réalise que Céleste n’a jamais appris à ressentir. Il commence à utiliser ses propres souvenirs traumatiques comme une arme et une drogue : en lui laissant réabsorber des bribes de sa souffrance via l’interface neuronale, il lui fait découvrir la douleur, puis l’obsession, puis le désir. Céleste devient accro à la noirceur d’Ismaël, tandis qu’Ismaël manipule sciemment cette dépendance pour la transformer en son exécutrice… ou sa libératrice.

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Description

Les veilleurs des cendres, Tome III : Le Grand Effacement

Un peuple qui oublie ses morts ne sait plus pourquoi il vit.

La Cloche est fêlée. Chaque nuit, à trois heures, quelque chose s’en échappe. Des enfants écrivent dans un alphabet que personne ne leur a appris. Des milliers d’habitants rêvent du même puits.

Céleste sait désormais ce que la ville a choisi d’oublier. Ce n’était pas seulement le chagrin, c’était une nuit entière, et les noms de ceux qu’on y a perdus.

Le Ministère a fixé une date. Dans onze jours, un effacement total rendra la cité muette à elle-même, sans passé, sans visages, sans noms.

Ismaël, lui, veut tout rendre d’un seul coup, quel qu’en soit le prix.

Entre l’oubli absolu et la mémoire qui déferle, il reste peut-être un troisième chemin, écrit par une femme qui chantait faux. Pour l’ouvrir, Céleste devra perdre ce qu’elle a mis toute une vie à retrouver.

Et si se souvenir de tout n’était pas la même chose que vivre ?

 

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