Description
LE POIDS DES AUTRES — II. La Saignée des cités
De l’autre côté de la Brume Blanche, il existe un pays où personne n’est de pierre. Une aiguille de laiton, une bassine, deux jours de fatigue : on vous retire votre charge, et les vieilles sautent des charrettes.
Elowen y arrive avec un homme qu’il faut sauver et une main gauche qu’elle refuse de rendre.
L’Aval guérit ses corps depuis deux siècles. Il n’a ni statues, ni noms sur les tombes, ni histoire au-delà de douze Grands Saigneurs. Personne, là-bas, ne se souvient de sa grand-mère, et personne ne s’en plaint.
Car le blanc qu’on délave emporte avec lui la mémoire de celui qui l’a porté. Il faudra choisir entre marcher et se souvenir, et découvrir ce que ce pays a versé, pendant deux cents ans, dans une fente de la roche.



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