Description
On peut voler un visage.
On peut voler un nom.
On peut même voler une vie.
Mais on ne peut pas voler les souvenirs que les autres ont de vous.
Sarah Delcourt a trente ans, cent quatre-vingt-six mille euros de dettes et plus aucune version de sa vie qui tienne debout. Un soir d’avril, assise par terre dans sa cuisine, elle cesse de chercher comment réparer son existence et se met à chercher comment la supprimer.
Il lui faut pour cela une femme qui lui ressemble assez. Pas une jumelle : personne n’a besoin d’une jumelle. Il suffit d’entrer dans la même case administrative. Angèle Vermeulen est libraire à Bruxelles, elle vient de perdre son travail, et elle a écrit un soir sur Internet qu’elle avait envie de tout recommencer.
Le 22 octobre, une voiture quitte la route au-dessus du lac d’Annecy. On enterre Sarah Delcourt à Rouen. Ses créanciers cessent d’écrire.
Ce qu’elle n’a pas prévu, c’est que posséder une identité ne signifie pas connaître une personne. Ni qu’une vie ne se compose pas d’informations, mais de milliers de détails que personne ne consigne nulle part et que tout le monde possède sans le savoir. Ni surtout que la première vie volée ne suffirait pas.
À Lausanne, un inspecteur nommé Jean-Michel Varenne ne croit pas aux intuitions. Il croit aux contradictions. Et sur son bureau, un dossier commence à en contenir une : deux femmes mortes, et une seule identité vivante.
Le Visage d’une autre est le roman d’une femme qui a cru qu’il suffisait de changer de nom pour changer de vie, et qui découvre, trop tard, qu’une identité n’est pas une chose que l’on porte. C’est ce que les autres gardent de vous.





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